Jessie Reyez : une énergie et une passion contagieuse

La chanteuse torontoise Jessie Reyez s’est arrêtée à l’Astral de Montréal, le 25 novembre dernier, pour présenter son concert dans le cadre de la tournée Being Human (Being Human on Tour).

Première partie : DJ Rosegold et Savannah Ré

DJ Rosegold a tellement réchauffé la salle de l’Astral que l’audience chantait et dansait. Elle a mis des chansons comme Bodak Yellow de Cardi B., Mia de Bad Bunny et Drake, God Plan’s de Drake, etc.

Ensuite, Savannah Ré,  chanteuse de r&b/soul, est venue sur scène et a interprété quelques chansons.

 

Source : Facebook

Elle a dit au public qu’elle est née à Montréal, mais qu’elle a grandi à Scarborough, Toronto. C’est la première fois qu’elle était de retour à Montréal pour faire un spectacle.

Savannah Ré a fait la chanson The Best is Yet To Come qui est une belle découverte musicale. De plus, elle a fait une version soul Many Men de 50 Cent qui a bien été accueillie par le public.

Elle a une belle présence sur scène.

Jessie Reyez : authentique et passionnée

Source : DNA Mag 

Jessie Reyez est à peine arrivée sur la scène de l’Astral que les applaudissements se faisaient déjà entendre ce qui nous donnait une idée de l’ambiance de la soirée.

Elle a performé Dear Yessie suivit d’Apple Juiceet de F*** Being Friends, ces trois chansons se retrouvent sur son plus récent projet Being Human In Public.

Ensuite, elle a partagé le parcours qu’elle a fait pour l’atteinte de son rêve d’être sur une scène et de chanter. Donc, elle a débuté dans le domaine de la chanson en tant qu’auteure-compositrice avant de se retrouver sur scène devant un public. Par la suite, elle a chanté One Kiss de Calvin Harris et Dua Lipa, chanson qu’elle a écrite.

La chanteuse torontoise a mentionné qu’elle était nerveuse comme la fois où elle a performé au Festival de Jazz de Montréal, soit le 3 juillet dernier. Toutefois, sa nervosité ne se faisait pas ressentir.

Aussi, elle a fait la chanson Zola, la chanson en espagnol sur Being Human in Public puis elle s’est adressée à son public en espagnol à quelques reprises. La prestation de cette chanson était touchante. Les émotions se faisaient ressentir dans toute la salle de spectacle.

Jessie Reyez n’aime pas l’énergie négative. Alors, lors de la prestation de Nice Guy, chanson qui se retrouve sur Kamikaze d’Eminem où elle participe à deux reprises. et elle a demandé aux membres du public de faire un cercle pour faire un mosh pit. Donc, tous les gens qui y ont participé se sont débarrassés de l’énergie négative en la dépensant en sautant!! Après, elle a demandé à tout le monde de prendre 3 respirations!

Toutefois, il y a eu des moments plus sombres dans sa vie, mais importants à partager comme l’incident qui lui est arrivé avec un producteur où elle a fait référence au mouvement #metoo. Elle a chanté Gatekeeper (les paroles parlent pour elles-mêmes). De plus, elle a dit au public qu’elle a souffert de dépression, mais l’écriture de la chanson Figures a changé la trajectoire de sa vie et son parcours musical.

Enfin, lors de son spectacle Jessie Reyez a mentionné deux éléments à son public montréalais : ne pas arrêter la poursuite de ses rêves même si la route peut être ardue et malgré la déprime et les moments difficiles, il faut prendre le temps d’en parler à une personne, mais surtout prendre le temps de guérir de ses peines et de prendre soin de soi.

«  You have to be a the end of the tunnel…you have to love yourself » 

– Jessie Reyez

Jessie Reyez est une femme énergique qui donne son 100% et son audience lui redonne davantage d’énergie. C’est une auteure-compositrice-interprète qui est passionnée par son métier. Sa passion est contagieuse! La connexion entre elle et son public était magnifique. Jessie semblait parler à ses amis. C’était un spectacle où les différences étaient mises de côté : L’amour et la positivité étaient présents.

Le message de ce spectacle est :

«  Love who we wanna love » 

– Jessie Reyez

 

L’amour, l’énergie électrisante et la positivité étaient au rendez-vous.

 

Source de l’image : The Edge

4 découvertes musicales au festival M pour Montréal

Le festival M pour Montréal se déroule au mois de novembre depuis 2006. Cette année, c’était du 14 au 17 novembre.

C’est un moment où tous les mélomanes se rassemblent pour découvrir des artistes, assister à des conférences et voir des spectacles. C’est aussi l’occasion de créer des opportunités de carrière pour les artistes et de rencontrer des professionnels de l’industrie.

Donc, j’ai découvert 4 artistes qui font de la musique de différents styles musicaux.

Theodore (Athènes,grèce)

Lieu du spectacle: L’Astral

Album : Inner Dynamics (2018)

Theodore est un multi-instrumentaliste qui a performé des chansons de son électronique avec une fusion de musique classique  et de  plusieurs instruments comme la guitare, le piano et la batterie. Lorsqu’il a présenté ses chansons, il semblait transporté par ses propres compositions. Enfin, le spectacle avait plusieurs effets spéciaux et cela donnait une atmosphère cinématographique et théâtrale à sa performance.

Alexandra Strélinksi (Montréal)

Lieu du spectacle : Société Saint-Jean-Baptiste

Album : Inscape (2018)

La musique d’Alexandra Stréliski, dont le premier album Pianoscope est sorti en 2010, permet de voyager dans l’univers de ses émotions.  Cette pianiste et compositrice, fait de la musique de style néo-classique qui mélange la musique classique et contemporaine.  Sa musique a emmené un moment de pureté et de calme dans la salle de la Société Saint-Jean-Baptiste.  Enfin, les compositions de Stréliski peuvent se faire entendre dans plusieurs projets du producteur Jean-Marc Vallée comme les films Demolition et Dallas Buyers Club et la série Big Little Lies.

Daysormay (Vernon)

Lieu du spectacle: L’Astral

EP : Talk Peace to a Wolf (2016)

«Daysormay is a translation of the french word désormais » est ce qu’a mentionné Aidan Andrews chanteur et guitariste à l’audience de la salle de l’Astral.  Cette phrase a bien fait rire le public! Le groupe est composé de 5 musiciens en provenance de la ville de Vernon en Colombie-Britannique.  Ils font de la musique de style alternatif avec des sonorités rock. Les chansons de Daysormay m’ont fait penser aux sonorités du groupe Twenty-One Pilots. Leur plus récente chanson se nomme Role Model.

Les Louanges (Montréal)

Lieu du spectacle: L’Astral

Album : La nuit est une panthère (2018)

La musique de Vincent Roberge, Les Louanges, est un amalgame de plusieurs styles musicaux. En effet, le jazz-r&b-soul se mêlent à de petites touches de hip-hop. Par exemple, dans ses chansons nous pouvons entendre des sons qui s’apparentent au groupe canadien de jazz BADBADNOTGOOD. La performance de Les Louanges était bien et elle m’a fait découvrir un artiste qui partage un son éclectique qui peut plaire à plusieurs. Donc, c’est de la musique qui s’écoute bien! Il s’agit vraiment d’un vent de fraîcheur sur la scène musicale francophone québécoise.

Enfin, M pour Montréal est un festival intéressant pour découvrir des artistes de tous genres musicaux !

Source de l’image : M pour Montréal 

Une conversation avec Mariama : Love, Sweat and Tears

Mariama est une auteure-compositrice et interprète née à Sierra Leone, élévée à Cologne en Allemagne qui fait de la musique r&b et soul.  Son premier album est The Easy Way Out (2012). Elle nous revient avec Love, Sweat and Tears, son deuxième album.

Ce nouvel album contient 14 chansons qui nous emmène voyager dans l’univers de l’artiste. Par exemple, dans Moments Like These, elle chante qu’il faut prendre le temps de savourer tous les moments que la vie offre. Dans, A Little Eternity, sa voix ressemble à une fusion des chanteuses Amy Winehouse et Selah Sue, tandis que dans Dancing Shoes, Mariama nous emmène danser. Enfin, dans Grains of Wisdom, une chanson dédiée à sa petite soeur elle rend hommage aux femmes de sa famille et du monde entier.

Alors,  j’ai discuté avec elle de son nouvel album et de ses inspirations musicales.

Love, Sweat and Tears

  • Le titre a été une réalisation puisqu’elle l’a vu apparaître un soir. Elle a expliqué que « l’amour c’est beaucoup de travail, c’est d’abord un travail sur soi ».

Love 

  • Elle a l’impression que l’amour est quelque chose que l’on trouve, qu’on a et qu’on possède. Donc, nous avons la chance de le garder ou de le perdre.
  • Aujourd’hui, ce qu’elle a compris de l’amour : « c’est quelque chose que l’on doit vivre et que l’on doit développer ».  Aussi, c’est une qualité en soi, c’est la façon que l’on interagit avec les gens, etc.
  • C’est être bienveillant, patient, tendre et donner le meilleur de soi.
  • Il ne faut pas attendre qu’une personne arrive dans notre vie et nous donne ce qu’on s’imagine être l’amour pour croire que c’est véritablement de l’amour.  Donc, c’est un travail sur soi (ça c’est le côté Sweat and Tears).
  • La bienveillance et la gentillesse sont des valeurs qui sont beaucoup négligées aujourd’hui. Cela nous emmène à être déçus et triste.
  • On ne valorise pas assez les qualités qui sont les bases de l’amour.

L’inspiration du processus et de la création pour Love, Sweat and Tears

Inspiration

  • L’inspiration est un élément qu’elle ne peut pas toujours définir puisqu’elle ne maitrise pas toujours l’origine de l’inspiration. Par exemple, il y a des mélodies, des paroles ou des titres qui lui apparaissent dans ses rêves. Donc, c’est à elle, de les terminer et de travailler dessus.
  • Le moment où elle est le plus ouverte à l’inspiration est lorsqu’elle n’essaie pas trop de contrôler ou de se retrouver dans sa tête (dans des pensées).
  • Elle a beaucoup d’inspiration avant de s’endormir ou juste avant de se réveiller.
  • Quelques fois, elle les note ou les enregistre.

Processus

  • Elle a travaillé avec son co-producteur Manuel Schlindwein sur des maquettes et elle a écrit les paroles de ses chansons.

Les chansons

  • In The Wrong Places : c’est d’avoir le courage de s’éloigner de ce qui n’est pas de l’amour et de ce qui nous fait mal. Par exemple, ça peut être des choses simples comme mal se nourrir qui peut emmener à se sentir mal dans son corps et avoir des problèmes de santé. « Je n’ai pas assez d’amour moi-même pour bien me nourrir et me sentir bien dans ma peau. » Aussi, à un niveau plus subtil et difficile c’est d’accepter que nous soyons fragiles et que nous ayons besoin de prendre soin de soi.

« Être humain c’est être fragile »

« Accepter cette fragilité comme une qualité »

Style musical 

  • Soul, folk, pop avec des instruments de l’Afrique de l’Ouest

Les collaborations

  • Ballaké Sissoko & Vincent Segal : elle aime ce qu’ils font en duo et les a contacté pour participer à son album.
  • Soufian Tsunami : elle l’a rencontré il y a 3 ans. Il lui avait proposé de faire un duo pour son projet solo mais ça n’avait pas fonctionné. Donc, ils ont travaillé sur la pièce Never Mind de l’album de Mariama.

Inspirations musicales

  • Miriam Makeba
  • Sade
  • Billie Holiday
  • Etta James
  • Jonni Mitchell
  • Nina Simone

Elle a beaucoup d’inspirations jazz et folk. Les chanteuses qui la touchent sont Miriam Makeba, Billie Holiday, Ella Fitzgerald, Sade, Joni Mitchell, par leur voix et leur manière de faire de la musique.

Message de l’album 

Il y a deux parties au message de Love, Sweat and Tears; un faux concept qu’on a de l’amour, et ça commence par soi-même. La deuxième partie est le rapport qu’on a avec soi-même.

« On prend beaucoup de temps pour travailler sur les éléments extérieurs et ne prenons pas de temps pour travailler sur ce qui se passe à l’intérieur de nous. C’est le travail qui est le plus important. »

Il faut se connaitre et savoir ce que son cœur désire vraiment. Il faut apprendre à se pardonner et être honnête avec soi-même puis voir lorsque nous ne sommes pas fidèle à nous-mêmes.

Une tournée au Canada 

  • Elle aimerait venir au Canada!

 

Source de l’image : Mariama