CHRIStine and the Queens : une artiste libre

Christine and the Queens s’est arrêtée le 6 novembre dernier à la Place Bell pour présenter les chansons de son plus récent album, Chris.

Première partie : Dounia 

Dounia

Source : New Era Music 

Dounia est une maroco-américaine qui fait de la musique r&b. Elle a présenté plusieurs chansons où elle était accompagnée de son dj.  Par exemple, elle a chanté Avant-Garde,  une pièce musicale dédiée aux gens qui sont non-conventionnels. Donc, comme elle l’a expliqué,

« People who feel odd and unconvential »  

-Dounia

Aussi, elle a fait la chanson Casablanca qui se retrouve sur son premier album Intro Tosorti en 2017. C’est un hommage à la ville où elle a grandi. Malheureusement, à quelques reprises, nous avions de la difficulté à suivre ce qu’elle faisait sur scène puisque la lumière qui l’éclairait ne la suivait pas à tout moment. C’était une belle performance et une découverte musicale qui n’a pas terminé de se faire entendre!

Christine and the Queens 

Source : Le Parisien

Dès les premières notes, nous pouvions ressentir la fébrilité dans la Place Bell.  La prestation de Christine and the Queens pourrait être représentée par des tableaux où nous comprenons les paroles des chansons par les pas de danses et les émotions qu’elle veut véhiculer.

Le premier tableau nous emmenait dans une conversation entre deux groupes puis Christine est apparue du côté droit de la scène vêtue d’une chemise rouge et d’un pantalon noir. Elle a chanté la première chanson qui se trouve sur son plus récent album Chris, elle se nomme Comme si on s’aimait. La chanteuse a chanté Pour que tu m’aimes encorede Céline Dion ce qui a plu à plusieurs. Ensuite, elle a enchaînée avec Damn, dis-moi, la deuxième chanson puis Christine s’est présentée au public :

 

«  Tu peux m’appeler Chris qui est le diminutif de Christine »

-Christine and the Queens 

 

Elle a pris le temps d’expliquer qui elle était. La chanteuse a mentionné qu’on avait tenté de la présenter d’une façon et lui dire quoi faire ce qui ne lui a pas plu. Elle était fatiguée qu’on lui dise ce qu’elle devait faire.

« Essayer de rentrer dedans puis j’étais fatiguée
qu’on me dise à quoi ressembler et quoi faire» 
-Christine and the Queens 

 

Donc, maintenant, elle est libre et fait ce qui lui plaît. Chris prend le temps de prendre soin d’elle. Une authenticité qui s’est fait ressentir pendant tout le concert.

Pendant son spectacle, elle a présenté des chansons de ses deux albums (Chaleur Humaine et Chris). Elle a fait  les versions françaises et anglaises de ses chansons. Dans son dernier album, on y retrouve 23 chansons, dont 12 en français et 11 qui sont les versions anglaises de celles-ci. Elle a fait Machin-Chose qui a emmené un moment de calme et zénitude dans la Place Bell. Les moments plus calmes de la prestation où l’artiste présentait des balades emmenait un bel équilibre dans ses chansons. Les pièces musicales qu’elle a présenté sont : Les Yeux Mouillés, Christine, Chaleur Humaine, l’Étranger (voleur d’eau), Paradis Perdus, La marcheuse5 dols, etc.
Il y avait une belle mise en scène des chansons. À quelques moments, nous pouvions penser à un vidéo comme Smooth Criminal de Michael Jackson étant donnéque les pas de danse étaient faits avec précision.  Aussi, nous pouvions imaginer une performance d’un groupe de danse dans une émission comme La RévolutionSo You Think You Can Dance ou même World of Dance. Par exemple, elle chantait Feel So Good où nous pouvions voir une symbiose entre elle et ses danseurs ce qui emmenait une précision dans les mouvements. Donc, l’audience regardait  des artistes performer à 100% et ressentir l’énergie électrique qui était installée dans la Place Bell.

 

Enfin, il s’agissait d’un spectacle où la liberté et l’authenticité régnaient. Christine and the Queens est une chanteuse passionnée et énergique.  Il y avait une liberté qui s’est fait ressentir dans tous les moments de son spectacle.

Finalement, comme Christine a dit:

«  Je suis libre … c’est un travail constant et journalier. » 

-Christine and the Queens 

C’est une quête de liberté est un processus évolutif que nous devons tenter d’atteindre! Être libre d’être soi-même c’est beau!

Source de l’image : Consequence of Sound 

Iron & Wine : les histoires sombres de son jardin

La chanson qui m’a fait connaître Iron and Wine est Each Coming Nights qui se retrouve sur l’album Our Endless Numbered Days sorti en 2004.

Le nouvel EP nommé Weed Garden comporte 6 chansons. Ces pièces musicales devaient se retrouver sur son dernier album Beast Epic sorti en 2017. Cet album a été sélectionné à la cérémonie des Grammys en 2017 dans la catégorie pour le meilleur album americana. Donc, il a décidé d’assembler ces 6 chansons pour créer Weed Garden.

En écoutant, Weed Garden, tu prends le temps de vivre les émotions avec le chanteur. De sa voix réconfortante, accompagnée de sa guitare, il te transporte dans un voyage rempli de hauts et de bas. Iron and Wine parle de tourmente et nous fait part de ses émotions à travers ses pièces musicales. Aussi, nous pouvons retrouver des symboles liés à la nature dans ses chansons. Weed Garden peut être traduit comme le Jardin de mauvaises herbes. Donc, ce projet musical touche des thèmes qui peuvent être liés à des éléments négatifs ou qui demandent de la réflexion. Donc, les sujets de ses chansons sont la peine, la dépression, la quête de soi, etc.

Aussi, grâce à son son indie-folk et à sa guitare, le chanteur américain à une habileté à partager son cri du coeur avec douceur. À quelques reprises dans la première chanson What Hurts More, il parle d’une relation où deux personnes se cherchent pour tenter de former un couple fort.

«  Let’s become the lovers we want
Let’s become the lovers we need » 

– Iron and Wine, What Hurts More

Tandis que dans Waves of Gavelstonil chante l’histoire d’une personne qui a perdu plusieurs membres de sa famille. La ville de Galveston située au Texas, États-Unis, semble être le seul point de repère ou même le seul endroit où la personne endeuillée essaie de se retrouver. Toutefois, les paroles disent :

«  Leave the waves of Galveston but only if you can
‘Cause you’ve been hid behind the seawall, gently folded in the sand
Papa left you for Heaven after your Mama lost her song
And though your baby left you for Houston, no one stays there very long » 

–  Iron and Wine, Waves of Gavelston

Le chanteur semble lui conseiller de quitter cette ville qui lui a fait mal si elle désire.  Une chanson forte et poignante qui suit les traces d’un individu en quête de réponse. Elle semble trouver ses repères pour tenter de créer une meilleure version de sa vie même si elle a perdu une personne proche d’elle.

Dans la dernière chanson du EP Talking to Fog, il raconte l’histoire du chagrin qui recherche de la lumière. Il se peut que ce soit une métaphore pour rechercher la joie et la clarté dans sa vie.

«  Sorrow says « believe me, you can walk into my mouth »
But every time we have, it’s hard to leave
Let’s say it like the sunrise when it’s talkin’ to the fog
We’re both lookin’ for a light in the window of a house
Beneath our winter branches, underneath our winter clouds
But it’s hard to find » 

–  Iron and Wine, Talking the Fog

Finalement, Iron & Wine a une sincérité dans sa voix qui peut t’emmener à te questionner sur tes propres tumultes ou moments rocailleux de ta vie.

 

Source de l’image : Iron & Wine Bandcamp

 

La Force : une artiste à découvrir

Ariel Engle, aussi connue sous son nom d’artiste La Force est une membre du groupe canadien Broken Social Scene. Elle a lancé son premier album solo au début du mois de septembre.

La Force est une montréalaise qui a passé son enfance entre Montréal, l’Écosse, la Chine et l’Indonésie. Son amour et sa passion pour la musique lui proviennent de sa mère qui travaillait dans une boutique de vinyle. Dans la collection de sa mère, les différents vinyles regroupaient des influences et des sonorités qui provenaient de partout dans le monde. Ce sont toutes ces différences musicales qui ont influencé la musique de La Force.

Ariel Engle a emprunté son nom d’artiste solo, La Force, à une carte de tarot portant le même nom (La Force). Alors, la signification est « qui représente une femme qui s’impose délicatement envers un lion ».

Album de La Force 

Le titre de son premier album est La Force. Les thèmes principaux de son projet musical sont l’identité et la perte de soi. Ils sont inspirés par des évènements qu’elle a vécus. Dans les 9 chansons de l’album, elle réfléchit sur la féminité, la maternité, la dualité entre la vie et la mort puis la crise des réfugiés.

Le style musical de La Force est indie – pop – rock. Les pièces musicales sont variées et peuvent plaire à toutes personnes aimant ce style musical.  Par contre, l’album est trop court puisqu’il est d’une durée 35 minutes. À l’écoute de la chanson, Lucky You, nous pouvons  entendre les sonorités semblables à celles des sœurs Ibeyi et d’Amanda Perez, la chanteuse d’Angel, une chanson du début des années 2000.

Voici la vidéo pour la chanson TBT :

Finalement, Ariel Engle, La Force est une artiste et un album à découvrir, car les chansons te font voyager. Ce premier album de 35 minutes peut s’écouter rapidement étant donné la durée, mais il faut prendre le temps de découvrir les chansons et paroles. Enfin, la voix de La Force est douce, angélique et elle fait du bien.

Source de l’image : Arts-Crafts