Mae Muller : musique pop rafraîchissante!

Mae Muller est une chanteuse-compositrice-interprète en provenance de Londres. La chanson qui me l’a fait connaître est Busy Tone.

La musique 

La jeune chanteuse a deux EP; Frankly etAfter Hours, tous deux sortirent en 2018. À l’écoute des deux petits projets, nous constatons qu’il y a une fusion de plusieurs styles musicaux comme le reggae, la pop avec des petites touches de r&b. Ce mélange de styles musicaux ont été une surprise puisque ce n’est pas tous les jours que nous les entendons.

Les pièces musicales sont présentées avec franchise et authenticité. Mae Muller ne passe pas par plusieurs chemins pour exprimer ce qu’elle veut. Par exemple, dans Busy Tone, elle raconte qu’elle ne veut pas répondre et est occupée. Aussi, dans la chanson Jenny qui se retrouve sur After Hours, elle raconte qu’elle fréquente un gars, qui lui voit plusieurs filles en même temps. Donc, cette personne l’a menti ce qui l’a rend triste. Elle décide de reprendre le dessus et de faire son chemin.

Mae Muller : Busy Tone

Enfin sa plus récente chanson se nomme Leave It Out qui a un son reggae. Muller y chante qu’elle pense ne pas avoir besoin d’aide et peut faire ce qu’elle veut. 

« And I don’t wanna front but I feel like I don’t need ya
(…)
Not trying to be mean, yeah, I know you catching feelings
I don’t wanna front, I’m just telling you you need to
Leave it out »

-Leave it Out

Aussi dans les chansons de Mae Muller nous pouvons percevoir qu’elle est une artiste, une jeune femme qui s’affirme et qui ne semble pas avoir d’ambiguïté sur ses prises de décisions. C’est clair et précis!

Finalement, ces pièces musicales s’écoutent bien. La chanteuse londonienne fait de la musique pop rafraîchissante! 

Source de l’image : Diymag

Roxane Gay : auteure féministe, transparente et drôle

Le 11 octobre dernier, j’ai assisté à une conférence donnée à l’Université McGill. L’invité de cette conférence n’était nul autre que l’auteure-enseignante-critique culturelle américaine-haïtienne Roxane Gay.

La soirée était animée par Nantali Indongo, animatrice de l’émission culturelle, The Bridge, sur les ondes de CBC et  membre du groupe montréalais Nomadic Massive.

Madame Gay est venue sur scène avec son livre Hunger à la main. Lors de son arrivée sur scène, elle a été accueillie avec une ovation grandiose. Les applaudissements fusaient de toutes parts.  Elle s’est assise sur le divan et s’est adressée aux personnes venues entendre ces propos.

Roxane Gay_Hunger

Source : Amazon

« Difficult Women, Bad Feminists and Unruly Bodies » était le nom de sa conférence. Roxane Gay a commencé en abordant  deux sujets ; le mouvement #metoo et les hommes qui sont méchants plus précisément dans ces mots « men who are trashed ».

Avant de se lancer dans ses propos, elle a lu un passage d’Hunger où elle parle de son entrainement au gym. Elle n’aime pas faire d’exercice.  De plus, Gay a discuté de son corps et de son poids, mais plus précisément de la manière dont elle vit avec celui-ci puis les regards que la société à sur son corps.

« Truth of living in this kind of body »

-Roxane Gay 

Elle a fait des blagues pour apaiser l’atmosphère qui régnait dans l’auditorium.  Ensuite, elle a dirigé sa conversation vers des sujets de l’actualité touchant la cause des femmes, des sujets moins joyeux mais importants à partager.

L’auteure américaine a discuté de deux articles qu’elle a écrit. Le premier est sur le mouvement #metoo nommé Me too change women et le second I Thought Men Might Do Better Than This qui fait un retour sur la dernière année. Elle a souligné l’affaire Weinstein et l’affaire du juge Brett Kavanaugh, juge de la Cour suprême des États-Unis  accusé d’une tentative de viol par Christine Blasey Ford, chercheuse en psychologie, de l’Université Palo Alto en Californie. Donc, son regard sur la dernière année ne semble pas avoir changé puisqu’elle a expliqué qu’il n’y a pas eu beaucoup de changements ou d’avancement.

«  How are we going to create the lasting change? What will change for woman? » 

« We talk about a resistance but what we need is a revolution » 

-Roxane Gay 

Après ses propos sur la société et l’actualité, elle a discuté avec Nantali Indongo sur divers sujets comme les communautés marginalisées, l’identité, et la situation des femmes. Toute cette dicussion s’est exécutée avec l’apport des interventions et questions en provenance du public. Les questions étaient variées ce qui nous emmenait à entendre les diverses opinions et commentaires de Roxane Gay. Par exemple, une dame s’est levée et lui a demandé des conseils sur l’éducation de son jeune garçon. Roxane Gay lui a mentionné que le garçon doit comprendre le terme consentement et respecter les limites. Aussi, elle a aussi dit que les enfants (garçons et filles) doivent être élever égalitairement.

Une autre question portait sur les membres des communautés marginalisées et sur les moyens et les conseils dont ils ont besoin pour prendre soin d’eux. Sa réponse a été qu’il est bien de reconnaitre que nous devons prendre soin de nous. De plus, il ne faut pas aller au front et se lever pour des causes qui ne nous tiennent pas à cœur et il est permis d’être égoïste pour prendre soin de soi.

Enfin, elle a échangé avec les membres du public sur l’utilisation des réseaux sociaux, son processus d’écriture et les 3 chansons qu’elle écoute lorsqu’elle se sent frustrée. Ces trois chansons sont Bodak Yellow de Cardi B, Hold Up de Beyoncé et S & M de Rihanna.

Son processus d’écriture a évolué durant son adolescence puisque sans le savoir elle écrivait pour traiter son traumatisme. Elle a été violée à l’âge de 12 ans. Dans sa vingtatine, elle traitait son anxiété par l’écrit et lors de sa trentaine ses écrits étaient axés sur la maturité. Maintenant, âgée de 43 ans, elle met en pratique tout ce qu’elle a appris.

Finalement, Roxane Gay est une femme drôle et transparente. Elle a un style d’écriture poignant, surtout dans Hunger. Enfin, j’ai appris davantage d’informations sur cette auteure. Ce fut une belle soirée de conversations!

 

Pour plus d’informations sur Roxane Gay

Source de l’image : Vox