La Force : une artiste à découvrir

Ariel Engle, aussi connue sous son nom d’artiste La Force est une membre du groupe canadien Broken Social Scene. Elle a lancé son premier album solo au début du mois de septembre.

La Force est une montréalaise qui a passé son enfance entre Montréal, l’Écosse, la Chine et l’Indonésie. Son amour et sa passion pour la musique lui proviennent de sa mère qui travaillait dans une boutique de vinyle. Dans la collection de sa mère, les différents vinyles regroupaient des influences et des sonorités qui provenaient de partout dans le monde. Ce sont toutes ces différences musicales qui ont influencé la musique de La Force.

Ariel Engle a emprunté son nom d’artiste solo, La Force, à une carte de tarot portant le même nom (La Force). Alors, la signification est « qui représente une femme qui s’impose délicatement envers un lion ».

Album de La Force 

Le titre de son premier album est La Force. Les thèmes principaux de son projet musical sont l’identité et la perte de soi. Ils sont inspirés par des évènements qu’elle a vécus. Dans les 9 chansons de l’album, elle réfléchit sur la féminité, la maternité, la dualité entre la vie et la mort puis la crise des réfugiés.

Le style musical de La Force est indie – pop – rock. Les pièces musicales sont variées et peuvent plaire à toutes personnes aimant ce style musical.  Par contre, l’album est trop court puisqu’il est d’une durée 35 minutes. À l’écoute de la chanson, Lucky You, nous pouvons  entendre les sonorités semblables à celles des sœurs Ibeyi et d’Amanda Perez, la chanteuse d’Angel, une chanson du début des années 2000.

Voici la vidéo pour la chanson TBT :

Finalement, Ariel Engle, La Force est une artiste et un album à découvrir, car les chansons te font voyager. Ce premier album de 35 minutes peut s’écouter rapidement étant donné la durée, mais il faut prendre le temps de découvrir les chansons et paroles. Enfin, la voix de La Force est douce, angélique et elle fait du bien.

Source de l’image : Arts-Crafts

M.I.A dévoile les pages de sa vie dans MATANGI / MAYA / M.I.A

Mathangi Maya Arulpragasam aussi connue sous le nom d’artiste M.I.A est une auteure-compsititrice-productrice et activiste Sri Lankaise vivant à Londres.

« This is not a documentary because M.I.A is not a normal pop star »

-The Atlantic 

MATANGI / MAYA / M.I.A est le documentaire qui met de l’avant la vie de la chanteuse à l’aide de vidéos d’archives. Ils démontrent l’histoire de la jeune fille née au Sri Lanka mais qui a grandi à Londres. Fille d’un père fondateur du mouvement Tamoul du Sri Lanka, M.I.A est une activiste dans l’âme et une artiste qui n’est pas effrayée de dire ce qu’elle pense haut et fort.

Dès son jeune âge, son activisme a été son médium de communication avant celui de la musique. Elle voulait être documentariste et créer des films. Toutefois, le monde de la musique a toujours fait partie de sa vie.  Par exemple, elle s’endormait en écoutant de la musique pop dans ses oreilles. Elle a fait la découverte de la musique hip-hop en l’écoutant à travers les murs d’un logement situé près de chez elle. Alors, son premier contact avec le hip-hop s’est produit de cette façon parce qu’elle s’était fait voler des choses, dont ces écouteurs.

« Music was my medicine » 

-M.I.A 

Le documentaire nous fait découvrir la chanteuse en nous emmenant à Londres, dans son studio de musique, à travers ses spectacles et ses multiples voyages au Sri Lanka. Ses voyages dans son pays de naissance lui permettent de mieux comprendre ses racines familiales et son histoire. Elle est une femme immigrante vivant à Londres. Dans ses chansons, elle parle d’immigration et de son expérience.  De plus, elle met de l’avant les tumultes et les violences qui sévissent au Sri Lanka. Donc, la chanteuse et activiste veut mettre en lumière ce qui se passe dans son pays d’origine.

N’ayant pas peur de dire tout haut ce que certains pensent tout bas, ses vidéos reflètent les idées que M.I.A veut véhiculer au monde. Nous découvrons son côté musical lorsque nous la voyons dans le studio travailler sur ses chansons et ses albums. C’est sur son projet musical, Matangi, sorti en 2013 qu’on retrouve le succès Bad Girls.

Enfin, MATANGI / MAYA / M.I.A met la lumière sur la vie d’une pop star qui n’est pas seulement une chanteuse engagée créative et transparente, mais une femme qui veut apporter un vent de changement avec ses convictions et opinions.

Source de l’image : IMDb

 

Roxane Gay : auteure féministe, transparente et drôle

Le 11 octobre dernier, j’ai assisté à une conférence donnée à l’Université McGill. L’invité de cette conférence n’était nul autre que l’auteure-enseignante-critique culturelle américaine-haïtienne Roxane Gay.

La soirée était animée par Nantali Indongo, animatrice de l’émission culturelle, The Bridge, sur les ondes de CBC et  membre du groupe montréalais Nomadic Massive.

Madame Gay est venue sur scène avec son livre Hunger à la main. Lors de son arrivée sur scène, elle a été accueillie avec une ovation grandiose. Les applaudissements fusaient de toutes parts.  Elle s’est assise sur le divan et s’est adressée aux personnes venues entendre ces propos.

Roxane Gay_Hunger

Source : Amazon

« Difficult Women, Bad Feminists and Unruly Bodies » était le nom de sa conférence. Roxane Gay a commencé en abordant  deux sujets ; le mouvement #metoo et les hommes qui sont méchants plus précisément dans ces mots « men who are trashed ».

Avant de se lancer dans ses propos, elle a lu un passage d’Hunger où elle parle de son entrainement au gym. Elle n’aime pas faire d’exercice.  De plus, Gay a discuté de son corps et de son poids, mais plus précisément de la manière dont elle vit avec celui-ci puis les regards que la société à sur son corps.

« Truth of living in this kind of body »

-Roxane Gay 

Elle a fait des blagues pour apaiser l’atmosphère qui régnait dans l’auditorium.  Ensuite, elle a dirigé sa conversation vers des sujets de l’actualité touchant la cause des femmes, des sujets moins joyeux mais importants à partager.

L’auteure américaine a discuté de deux articles qu’elle a écrit. Le premier est sur le mouvement #metoo nommé Me too change women et le second I Thought Men Might Do Better Than This qui fait un retour sur la dernière année. Elle a souligné l’affaire Weinstein et l’affaire du juge Brett Kavanaugh, juge de la Cour suprême des États-Unis  accusé d’une tentative de viol par Christine Blasey Ford, chercheuse en psychologie, de l’Université Palo Alto en Californie. Donc, son regard sur la dernière année ne semble pas avoir changé puisqu’elle a expliqué qu’il n’y a pas eu beaucoup de changements ou d’avancement.

«  How are we going to create the lasting change? What will change for woman? » 

« We talk about a resistance but what we need is a revolution » 

-Roxane Gay 

Après ses propos sur la société et l’actualité, elle a discuté avec Nantali Indongo sur divers sujets comme les communautés marginalisées, l’identité, et la situation des femmes. Toute cette dicussion s’est exécutée avec l’apport des interventions et questions en provenance du public. Les questions étaient variées ce qui nous emmenait à entendre les diverses opinions et commentaires de Roxane Gay. Par exemple, une dame s’est levée et lui a demandé des conseils sur l’éducation de son jeune garçon. Roxane Gay lui a mentionné que le garçon doit comprendre le terme consentement et respecter les limites. Aussi, elle a aussi dit que les enfants (garçons et filles) doivent être élever égalitairement.

Une autre question portait sur les membres des communautés marginalisées et sur les moyens et les conseils dont ils ont besoin pour prendre soin d’eux. Sa réponse a été qu’il est bien de reconnaitre que nous devons prendre soin de nous. De plus, il ne faut pas aller au front et se lever pour des causes qui ne nous tiennent pas à cœur et il est permis d’être égoïste pour prendre soin de soi.

Enfin, elle a échangé avec les membres du public sur l’utilisation des réseaux sociaux, son processus d’écriture et les 3 chansons qu’elle écoute lorsqu’elle se sent frustrée. Ces trois chansons sont Bodak Yellow de Cardi B, Hold Up de Beyoncé et S & M de Rihanna.

Son processus d’écriture a évolué durant son adolescence puisque sans le savoir elle écrivait pour traiter son traumatisme. Elle a été violée à l’âge de 12 ans. Dans sa vingtatine, elle traitait son anxiété par l’écrit et lors de sa trentaine ses écrits étaient axés sur la maturité. Maintenant, âgée de 43 ans, elle met en pratique tout ce qu’elle a appris.

Finalement, Roxane Gay est une femme drôle et transparente. Elle a un style d’écriture poignant, surtout dans Hunger. Enfin, j’ai appris davantage d’informations sur cette auteure. Ce fut une belle soirée de conversations!

 

Pour plus d’informations sur Roxane Gay

Source de l’image : Vox