Une conversation avec Prateek Kuhad

Prateek Kuhad chanteur-compositeur-interprète de musique folk a pris le temps de répondre à nos questions lorsqu’il était au festival SXSWau Texas. 

Nous avons discuté de son parcours musical, son nouvel EP cold/mess et sa prochaine tournée.

Inspiration pour cold/mess ? 

  • Une collection de 6 chansons qui allaient bien ensemble.
  • L’inspiration est liée à des évènements qui se sont passés à travers les années. Aussi, cet EP est inspiré d’une ancienne relation qu’il a eue. 
  • En lien avec une relation qu’il a eue.
  • Cold/mess est la chanson principale du projet. C’est une chanson qui parle d’une relation dans laquelle tu ne dois pas être censée être avec une personne, mais tu ne peux pas la quitter.  
  • EP est principalement lié à ce concept

Vie en Inde et aux États-Unis

  • Étudiant à l’Université de New York (NYU).
  • Il n’a pas planifié d’être chanteur puisqu’il a étudié l’économie et les mathématiques.
  • Il est retourné à Jaipur en Inde (sa ville natale).
  • Son idée liée à la musique était d’essayer de faire de la musique pour se faire entendre partout dans le monde

Musique indie/folk

  • Un ami de l’université lui a donné toute la discographie du chanteur folk américain Elliott Smith. Prateek Kuahd  a écouté les chansons de l’artiste américain pendant 1 an ce qui lui a fait découvrir ses pièces musicales et son catalogue musical.
  • Il a découvert le répertoire de musique d’autres artistes folk (adult indie music) comme Bob Dylan.
  • Le son de premier album In Token and Charms(2015) est folk.

Message des chansons 

  • Pas de message précis dans ces chansons.

Tournée

  • Il va visiter plusieurs villes aux États-Unis et quelques villes au Canada, dont Toronto et Montréal (le 2 avril prochain). Le 8 avril est le dernier spectacle de la tournée.

Pour plus d’informations sur Prateek Kuhad

Source de l’image : DNA India

Une conversation avec la chanteuse et voyageuse Mia Aegerter

La chanteuse suisse Mia Aegerter parcours le monde en écrivant 18 chansons. Nous avons discuté de son projet Around the world in 18 songs.

Album

Présentement, vous êtes en train d’écrire  un album et de voyager. Qu’est-ce qui vous amené a créer ce projet musical ?

J’aime voyager et j’aime la musique.  Voyager le monde avec une guitare à toujoursété un de mes rêves. Donc, lorsque j’ai décidéde réaliser ce projet, Martin Fliegenschmidt, un membre de mon équipe et projet est venu avecmoi. J’ai un partenaire de voyage sur cette mission la plupart du temps alors,par exemple, lorsque nous jouons de la musique pour et/ou avec les habitantsdes pays, il est plus facile pour nous de surpasser les barrières de langues oules différences sociales.

« Musicis such a great heart-opener. It‘s like a universal language ».

Processusde création ?

Mes chansons sont inspirées de mes expérienceset de mes observations, ce qui fait que mesparoles sont très personnelles. Mon inspiration provient d’être touchée profondément. Par exemple, lorsque je suis touchée par une histoire ou une situation, je commence à écrire une chanson.

Donc, je commence par une parole, mais envoyage il m’est arrivé d’être dans un endroit tellementémouvant que j’ai pris ma guitare et tenté de composer une pièce musicalequi pourrait représenter le paysage qui défile devant mes yeux. Par exemple, jepense aux vastes paysages enchanteurs de la Mongolie ou à l’immense désert deNamib en Namibie.

Est-ce que votre projet est inspiré du livre de Jules Vernes « Autour du monde en 80 jours » ?

Oui ! J’ai décidé de nommer mon projet d’après le livre de Jules Vernes. Je suppose qu’il reflète une partie de moi qui aime voyager, mais plus précisément, c’est de plonger dans de nouveaux mondes étranges avec seulement une petite guitare et une grande curiosité. En commençant le projet, je voulais l’intituler « Autour du monde en 80 jours », mais écrire 80 chansons serait un long processus. Alors, j’ai décidé de parcourir le monde en y écrivant 18 chansons.

Àquel moment sera-t-il disponible pour le public ? Une date desortie ?

Je planifie sortir un EP cette année. Toutefois cela dépend de la vitesse à laquelle je peux réaliser le produit final.  En ce moment, nous publions déjà des vidéos de nouvelles chansons sur Youtube et sur mon blogue: Aroundtheworldin18songs.com. De plus, je veux éditer des vidéos de musique et éventuellement une créer un documentaire / film musical à partir des images que nous filmons pendant le voyage. Mais c’est une idée que j’ai eue en voyageant. 

« I think it might be interesting for the people to see how a song is being created »

Est-cequ’il y a un thème principal à votre projet ?

Non, pas vraiment, mais la plupart deschansons sont influencées par notre voyage. La première chanson que nous avonsécrite en Gambie s’appelle Travelling Light.Mon sac à dos ne pesait que 8 kilos. J’aime êtreflexible et légere lorsque je voyage. C’est ladernière fois que j’ai enregistré un sac à l’aéroport. Donc, voyager léger doitêtre compris littéralement et métaphoriquement. Enfin, deux autres chansons quej’ai écrites sont Transit Zone et Heritage.

Voyages

  • Dans une de vos publications Instagram, vous avez écrit «« When overseas you learnmore about your own country, than you do the place you’re visiting » de Clint Borgen. Qu’avez-vous appris de votrepays ?

Quand on est confronté à d’autres cultures,nous réalisons notre  propre éducationsociale et culturelle. Par exemple, par rapport à de nombreux pays danslesquels nous avons voyagé, je pense que mon pays d’origine (la Suisse) est àcertains égards trop axé sur la propreté et la sécurité. L’accent est mis surl’individualité et le développement personnel, alors que dans de nombreux paysoù nous nous sommes rendus, l’accent est mis sur la communauté plutôt que surl’individu. En Suisse, j’ai grandi avec beaucoup d’espace privé et nousaccordons une grande importance à la discrétion. Vous ne trouverez rien de toutcela dans un train en Inde ou dans un bus public en Zambie. J’ai été mis audéfi de manière inattendue et j’ai donc eu la chance de voir ma propreéducation d’une autre façon.

  • Qu’apprenez-voussur vous lors de votre voyage ?

J’ai appris que j’ai des préjugés sans même le savoir. Je pensais que Moscou serait une ville dure et froide, mais au lieu de cela, j’ai trouvé une ville pleine de poésie et de mélancolie. En ce qui concerne l’Afrique, je ne sais même pas par où commencer. Les pays de ce continent sont si divers et si différents les uns des autres. Dans les médias, on nous présente généralement une image d’un pays ou d’une culture.  Par exemple, je n’aurais jamais pensé rencontrer un fanatique de la propreté ; j’ai rencontré un Gambien qui n’aimait pas marchander ou même s’asseoir dans une voiture sur une petite île du sud du Pacifique en écoutant de la musique de yodel (yodel music), car son chauffeur apprécie beaucoup le pays.  Donc, lorsque l’on voyage, la vie nous gifle régulièrement, et cela nous apprend à ne pas catégoriser. J’aime ça !

  • Visite de 8 pays en 4 mois, combien de pays vous reste-t-il à visiter?

Présentement, j’ai voyagé dans 21 pays depuisle début de l’année 2018. Alors, avant mon retour en Europe au mois de mars, ilme restera au moins 4 pays à visiter.

  • Pays/villesvisités

Namibie, Zambie, Tanzanie, Éthiopie, Mali,Gambie, Sénégal, Maroc, Népal, Inde, Afrique du Sud, Russie, Mongolie, Chine,Japon, Vietnam, Cambodge, Malaisie (Bornéo), Philippines, Australie, Vanuatu

  • Quelleest votre raison d’avoir choisi ces pays ?

C’est un mélange dedestinations inscrites sur ma liste et de pays qui nous ont été recommandéslors d’un voyage. Vanuatu était sur ma liste, car mes parents avaient un vieuxlivre sur le Pacifique du Sud. Les images avaient l’air si exotiques etétranges, j’étais déjà intriguée dès mon enfance. J’essaie toujours de sortir dessentiers battus. Je suis surtout intéressée par des endroits moins fréquentéset donc plus authentiques. Si possible, je dors chez l’habitant, dans des lieuxlocaux ou sur Airbnb. De cette façon, je peux me plonger directement dans lemode de vie local et aussi soutenir les communautés locales au lieu de donnermon argent à des chaînes hôtelières internationales.

  • Pourquoi18 chansons ? Est-ce que vous allez écrire une chanson dans tous les paysque vous allez visitez ?

Ce serait aussi unebonne idée! Non, je ne le ferais pas. J’ai nommé ma mission d’après le livre deJules Vernes. Un de mes amis m’a suggéré de choisir 18 chansons. Cela ressemblepresque au numéro 80 et rappelle donc le titre du livre.

  • Difficultés ?

Je n’ai pas assez de temps. Je n’ai pasplanifié mon voyage à l’avance, alors, je dois tout planifier en cours de routecomme décider quel pays visiter, réserver des vols, acheter desbillets de bus ou de train, organiser desendroits où dormir, etc. En outre, j’écris aussi des articles pour mon blogue.

Heureusement, je me sens très à l’aise pourécrire dans les transports en commun. Par exemple, dans le traintransmongolien, j’ai travaillé pendant des heures sur mes paroles.

MiaAegerter

  • Quiest Mia Aegerter ?

Je suis une chanteuseet compositrice suisse multilingue Goldwinning. Je vis et travaille à Berlin enAllemagne. J’ai cinq albums disponibles en allemand et suisse, dont un sortiun album 2017 en langue allemande. Maintenant, je travaille surtout sur lesparoles en anglais à cause des voyages. Auparavant, j’aitravaillé comme actrice à la télévision, au cinéma et au théâtre et j’aiécrit des chroniques pour un grand quotidien suisse et un magazine suisse enligne.

  • Quelleest votre mission pour faire/créer de la musique ?

C’est quelque chose queje dois faire. Je peux en vivre.

Pour plus d’informations sur Mia Aegerter:

Source de l’image : Mia Aegerter

Une conversation sur la musique et la santé mentale

La conférence au festival Pop MontréalLe burnout et la santé mentale dans l’industrie m’a emmenée à poser quelques questions à Diana Tat est doctorante en neuropsychologie afin d’avoir davantage d’informations sur le sujet. 

« Plus de 80% sur une base quotidienne, des jeunes adultes (15-24 ans) écoutent de la musique au moins une heure par journée ». 

Dans le cadre de son doctorat, Diana Tat mène une étude sur l’effet de la musique sur le stress et l’anxiété, mais elle se spécialise sur les athlètes qui ont subi des commotions cérébrales.  Son étude est faiteau laboratoire MUSEC, le Laboratoire de recherche sur la musique, les émotions et la cognition, et elle est liée au BRAMS, le Laboratoire de recherche sur le Cerveau, la Musique et le Son.

Qu’est-ce que le burnout ? Les causes ? 

  • Il y  a un chevauchement avec la dépression, mais le burnout découle de  l’épuisement professionnel. Il s’agit d’un facteur important. 

Outils pour surmonter l’anxiété (en lien avec la musique)

  • Du côté de la littérature scientifique, il n’y a pas de réponses précises. (ex : une chanson en particulier).
  • Recommandations scientifiques – musique instrumentale (sans paroles) et de la musique classiqueparce que les paroles peuvent interférer avec le processus de relaxation. 
  • Dans les études, les musiques classiques sont souvent utilisées.
  • Mélodie : la littérature suggère un rythme lent. Le corps et le coeur vont se synchroniser avec le rythme de la musique et ralentir leur cadence.

Études scientifiques 

  • La musique peut raviver des souvenirs (ex : expériences traumatisantes ou expériences positives).
  • Les chercheurs demandent au participant d’exécuter une tâche stressante. Ensuite, ils lui font écouter de la musique et ils regardent dans quelle mesure la musique peut réduire le stress. 
  • Ils vont mesurer le stress à deux niveaux :
  1. Niveau auto-rapporté : selon sa perception, la personne indique le niveau de stress sur une échelle.
  2. Les chercheurs posent des électrodes pour mesurer l’activité cardiaque et l’activité électrodermale qui est l’activité électrique de la peau. 
  • Par exemple, lorsque nous sommes stressés, nos mains deviennent moites. Donc, lorsque les chercheurs mettent des électrodes sur les doigts, ils peuvent mesurer le niveau de sudation qui indique l’activation du système nerveux autonome et cela leur permet de comparer différents groupes de participants, différentes conditions audio et de savoir si la musique se démarque.

Sélection des chansons

  • Pièces classiques
  • Pièces instrumentales 
  • Sans paroles 
  • Elles sont jugées par les participants. 

L’étude à Diana Tatt

  • Elle est présentement dans la phase d’essai (testing) et elle a recueilli quelques données. La tendance est prometteuse. (ce n’est pas statistique).
  • Comparaison : l’écoute de la musique avec une autre condition sonore. Les chercheurs font faire une autre activité sonore au participant.
  • Ils comparent aussi avec le silence. Il pourrait y avoir un effet dis-tracteur, mais il est difficile de savoir quels sont les bénéfices de la musique. Par exemple, une autre activité sonore pourraitêtre d’écouter un livre audio.
  • Indice : voir l’électrocardiogramme.
  • Nombre de participants : une quinzaine, mais son objectif est de 30 participants. 
  • Remplir plusieurs questionnaires sur le stress.
  • Protocole : validé et standardisé.
  • Ce qui fonctionne est un stress de nature sociale (socio-évaluative). Par exemple, faire un discours où la personne sera par la suite jugée. (peur d’être jugé, de faire quelque chose devant le public).
  • Instructions – un temps prévu pour le discours, mais les indications sont données aux participants.

Faits intéressants 

  • Pourquoi est-ce que la musique fonctionnerait pour la réduction du stress ?
  1. La musique favoriserait l’humeur et les émotions.
  2. Il y a eu plusieurs sondages, « pourquoi écoutez-vous la musique ? » . La réponse qui revenait le plus souvent est « pour moduler l’humeur » (se relaxer, se calmer). Donc, sans nécessairement connaitreles effets de la musique, les gens l’écoutentpour changer leur humeur.
  • Le circuit de la récompense dans le cerveau  – lorsqu’un individu ressent des frissons en écoutant de la musique, c’est la même voie qui s’active que lorsque l’on prend du chocolat.  Donc, c’est pour cela que l’on peut écouter la même chanson en boucle ! 
  • Dépendance à la musique ? – il n’y a pas de dépendance à la musique, mais les chercheurs essaient encore de comprendre la question. 

«  Selon une étude, 97,2% de la population écoutent la musique ».

La musique est omniprésente dans nos vies. Il faut écouter la musique quinous plait !

Plus d’informations sur les effets de la musique sur le stress :